Étrangement, un « plan de déplacements » est tout sauf un « plan de déplacements » : planifier les déplacements des salariés serait en effet vécu comme intrusif par les salariés comme par la direction des entreprises concernées.
Le « plan de déplacements » est un outil stratégique et ne se réduit pas à une listes d’actions. Il est un « cadre » permettant de nouer des partenariats avec les collectivités, un outil de planification prévisionnelle : que faire face à une hausse soudaine et conséquente du prix du carburant quand la localisation de l’entrepris ou de la zone d’activités impose l’usage de la voiture ? Que faire en cas de la réduction du nombre de places de stationnement.
L’élaboration du plan de déplacement s’appuie sur un groupe de travail, constitué de salariés de statuts variés et issus des différents sous-ensembles de l’organisation. Ce travail en commun soude la motivation d’une équipe autour des enjeux du plan de déplacements. Il préfigure la création d’un poste de « responsable PDE » et d’une instance de suivi du PDE.
Les actions envisagées par le PDE sont très diverses et les coûts sont loin d’être prohibitifs et inopportuns. Si certaines actions relèvent de l’initiative individuelle, d’autres comme le co-voiturage, s’inscrivent résolument dans un esprit de mutualisation et de solidarité.
Toutes ces actions doivent s’intégrer de manière progressive et cohérente dans un plan stratégique, déclinant en parallèle une sensibilisation croissante, et la mobilisation de moyens financiers.
Mapping : Il permet la visualisation géographique des adresses des salariés (en respectant leur anonymat), puis d’identifier les enjeux modaux en fonction des offres de transport existantes.
Enquête salarié : Conduite sous forme électronique (mails/site internet d’enquête) et sur support papier, elle permet l’identification des pratiques de mobilité et une mesure de la sensibilité au changement des salariés.
Groupe de travail, constitué à partir de l’« enquête salarié ». Afin d’être opérationnel le groupe de travail n’excède pas une dizaine de personnes.
Ateliers de créativité : A partir d’un support d’animation réalisé par ITER, les membres du groupe de travail sont invités à se prononcer sur la pertinence des propositions et l’adéquation des options de mise en œuvre. Pour favoriser l’émergence des critiques et l’adhésion des solutions, des jeux de rôle sont aménagés entre partisans d’une alternative à la VP et les réfractaires.
Ateliers de confortement : Ils viennent préciser la maîtrise d’ouvrage des actions en associant des partenaires extérieurs, dont en particulier les autorités organisatrices de transport public.
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